La communication locale. Constat.

Dans le passé, les publications de type “info communales” et “journaux toutes boîtes” suffisaient à remplir ce rôle d’information du citoyen.

Aujourd’hui, la communication (et en particulier au travers du digital) s’est multipliée et fait partie de la vie courante. La plupart des citoyens reçoivent plus d’informations de la part des grands groupes comme Amazon que de leur quartier commerçant de proximité !

Le déclin des centres-villes ne s’explique-t-il pas en partie par ce manque de communication de qualité ? 

  • Vers et entre les acteurs locaux
  • Vers les citoyens
  • Vers le public externe à la ville

Impact sur les villes

Ce manque de communication génère différentes conséquences :

  • Perte du sentiment “J’aime ma ville” et de l’envie de s’y rendre
  • Incompréhension face aux mesures, travaux, aménagements mis en place
  • Départ vers l’extérieur des villes
  • Le consommateur se tourne vers les centres commerciaux et enseignes externes plus attractifs en termes marketing
  • Prise de contrôle des investisseurs externes qui « s’approprient la ville » grâce à leur propre communication
  • Réactions de type “groupements citoyens” pour développer la communication locale entre citoyens
  • Souhait d’avoir une véritable action de participation citoyenne

Alors que la communication est un métier, l’usage d’Internet a laissé penser que “communiquer est à la portée de tous”.

Dans certains domaines d’activité, des acteurs professionnels ont pris la main : immobilier, emploi, économie, sport…

Il s’agit dans ce cas d’un véritable business qui donne lieu à des stratégies de communication et du multi supports, un modèle économique, un usage de techniques pensées pour les utilisateurs (ergonomie, marketing automation, personnalisation…).

Par contre, dans la plupart des villes et territoires, aucune “stratégie de communication globale” n’est déployée. Chaque acteur (service communal, école, commerce, association …) est en charge de sa propre communication.
Quelques initiatives locales se donnent pour mission de rassembler cette communication mais ceci bien souvent sans réelle étude des besoins, sans compétences et à petit budget. 

Les acteurs de la ville génèrent une infobésité de qualité médiocre qui ne répond pas aux attentes des citoyens. 

Conclusion

Il ne faut pas perdre de vue que la santé des villes a une véritable valeur économique.
Le fait de communiquer pour informer la population ne doit plus être considéré comme une action annexe, mais une priorité.
Cette stratégie de communication globale doit aujourd’hui être pensée en profondeur et mise en place avec les moyens humains et technologiques nécessaires.

Dominique Moraux